Mode d’action de la Neuromédecine
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La neuromédecine repose sur une lecture neurofonctionnelle des mécanismes impliqués dans l’apparition, la persistance et l’évolution de certains états pathologiques.
Elle s’intéresse au rôle du système nerveux dans les processus d’adaptation, de régulation et de chronicité, en amont de toute expression lésionnelle durable.
Cette page présente les principes théoriques qui sous-tendent cette approche et les mécanismes neurophysiologiques sur lesquels elle s’appuie, tels qu’ils ont été observés et analysés dans la pratique clinique.
LE DIAGNOSTIC
Après avoir fait un diagnostic organique, on établit le profil du patient pour poser un diagnostic neurofonctionnel. Pour ce faire, la Neuromédecine utilise les méthodes suivantes :
- la recherche des antécédents personnels et médicaux comme facteurs de stress pérenne, et celle des facteurs déclenchants dans les états plus aigus ;
- le palper-rouler pour établir une cartographie de l’état neurofonctionnel ;
- l’examen clinique des os, des articulations, des muscles, des tendons et autres organes susceptibles d’intervenir dans la pathologie ;
- l’inspection systématique du corps.
Une fois le diagnostic posé, si la gravité de la pathologie ne nécessite pas une prise en charge spécialisée, il s’agit d’établir un plan de traitement selon les techniques de la Neuromédecine.
LES MICROPIQÛRES - LE MASSAGE
RÉSULTATS ET PRISE EN CHARGE DANS LE TEMPS
Pour les pathologies aiguës (entorse de la cheville par exemple), une séance suffit. Pour les douleurs chroniques (douleurs qui perdurent au-delà de trois mois), une prise en charge de 5 séances en 40 jours est nécessaire. Les résultats obtenus peuvent être confortés par quelques séances supplémentaires. Une adaptation durable et sans douleur chez les patients épuisés demande parfois plus de temps.
UN RYTHME À QUATRE TEMPS
Chaque séance détermine une réponse en quatre temps distincts s’étalant sur trois jours selon un rythme toujours retrouvés :
- A – STIMULATION = le soin
- B – SIDERATION = bien-être éprouvé après la séance (réponse réflexe).
- C – REACTION = exacerbation douloureuse ressentie 24 à 48 heures après
- D – ADAPTATION = retour à l’état stable en 3 à 5 jours avec bonus
LE CYCLE DE CINQ SÉANCES (40 JOURS)
La première séance soulage la douleur du patient et détermine la même séquence que lors d’une séance unique, mais l’état d’épuisement peut amener une réaction importante tant locale (douleur) que globale (sensation de lassitude). Le traitement commence vraiment à la deuxième séance quand les réserves adaptatives sont épuisées. La voie de guérison immédiate ne fonctionne pas par manque de réserve adaptative.
Le patient entre ensuite dans un « tunnel » de réadaptation où il retrouve douleurs et fatigue. C’est un passage difficile, mais indispensable où s’élabore une nouvelle programmation neurologique.
À la fin du processus global qui dure environ 40 jours, le patient ne ressent plus de douleur spontanée, il est plus détendu et débarrassé de son anxiété. La situation pathologique a été traitée dans un résultat global physique et psychoaffectif. Le traitement a permis d’accéder à un seuil d’adaptation qui prévient les rechutes.
LES INDICATIONS
Elles résultent d’un diagnostic précis excluant toute indication spécifique de type allopathique ou chirurgical. Médecine de fonction, la Neuromédecine agit sur les cinq états de base décrits par le Professeur J. Bossy : la sensibilité (douleurs), la tonicité (contractures, spasmes), la vasomotricité (congestions, inflammations), l’immunité/allergies et l’humeur.